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Elles sont des milliers de femmes maliennes qui vivent dans l’ignorance de leurs droits ratifiés par le Mali en vue de leur permettre de vivre dignement dans la sécurité physique et morale. Mais le non-respect et la non application de ces textes juridiques par l’Etat  font que la violence sur les femmes gagne du terrain.

Le Mali à l’instar de beaucoup d’autre pays ne respecte pas comme il se doit les textes  juridiques qui protègent le peuple cause problème. Pourtant, plusieurs instruments régionaux ; nationaux et internationaux ont été ratifiés par le Mali, reconnaissant aux femmes et aux hommes l’égalité en droits et devoirs et interdisant toutes formes de discrimination contre les femmes. Parmi eux, on peut retenir la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH), la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF) et ses protocoles, la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples, et son Protocole relatif aux droits des femmes en Afrique (Protocole de Maputo).

Malgré tous ces textes qui protègent les femmes,  nous constatons qu’il y a des atteintes aux droits de femmes. Elles sont victimes de violences basées sur le genre. L’article 1 de la Déclaration des Nations-Unies dont le Mali est signataire sur l’Élimination de la violence contre les femmes proclamée par l’Assemblée générale dans sa résolution 48/104 du 20 décembre 1993, définit le terme   »  violence contre les femmes   »  comme  » Tout acte de violence basé sur le genre qui cause ou qui risque de causer des dommages ou souffrances physiques, sexuels ou psychologiques, y compris des menaces de tels actes, la coercition ou la privation arbitraire des libertés, que cela se passe en public ou en privé  » .

Pourtant, même  la constitution malienne affirme le principe de l’égalité homme / femme en droits et en libertés, et la non-discrimination.  Des textes législatifs et règlementaires sont adoptés en application des instruments juridiques précités.

Les limites du cadre juridique pour l’équité de genre concernent la faible suite de la législation nationale avec les instruments internationaux, certains vides juridiques dans le droit positif (violences faites aux femmes), et des discriminations à l’égard des femmes.  De plus, le droit coutumier, souvent défavorable aux femmes, est appliqué au détriment de la loi, surtout en milieu rural, notamment en ce qui concerne la succession sur le foncier rural.

Nous percevons chaque jour ce genre  de violence à l’ endroit des femmes sans imaginer que cela est une atteinte aux droits et aux textes juridiques. Il revient  à l’Etat, les ONG ainsi que aux structures de faire tout pour l’application de ces textes afin que les femmes  vivent pleinement leurs droits dansl’harmonie. Les violences faites aux femmes sont beaucoup plus visibles dans les zones rurales surtout les zones qui sont attachées aux valeurs coutumières et religieuses. Nous remarquons  que ces violences sont imposées par la communauté compte tenu de l’état  dans lequel  appartiennent ces  femmes. Ces droits sont caractérisées par la:Violence fondée sur l’appartenance à une situation où les femmes sont victimes de viol et font l’objet d’exploitation à cause de leur genre ou de leur appartenance à une caste donnée.

Le mariage forcé des adolescentes peut être source de problèmes de santé chez les jeunes filles surtout après  des grossesses précoces.  La vulnérabilité à la violence, cette violence est pratiquée par certaines ethnies pour question d’honneur de famille. La mutilation génitale féminine (MGF) souvent appelée   »  circoncision féminine   »  comprend toutes les procédures allant de l’ablation partielle ou totale de l’organe génital féminin externe aux autres blessures infligées audit organe. Manière de violation de droits des femmes.Il faut y ajouter également les formes de violence  fondées sur le genre perpétrées par les responsables chargés de l’exécution des lois et autres personnels militaires ou de sécurité. Cette violence peut comprendre le viol, les sévices et le harcèlement sexuel

Voilà pourquoi d’ailleurs, la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples interdisent et condamnent toutes les formes de pratiques néfastes qui affectent négativement les droits humains des femmes et qui sont contraires aux normes internationales. Cependant, les autorités prennent toutes les mesures législatives et autres mesures afin d’éradiquer ces pratiques. Et c’est au gouvernement de prendre les mesures pour l’application des textes qui protègent les femmes.  » Il revient à l’Etat  de tenir ses promesses dans la protection des femmes contres toutes formes violence à l’égard des femmes ruraux. L’application des textes qui les protègent et les sensibilisées d’avantages sur les droits «. Sinon, il faut le dire, les femmes sont sujettes de toutes les formes de violence.

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